ISO 3952 : HUMAN | 2016


Gravure
Aluminium brut 5754H11 – gravure laser et mordant Edimbourg
L50cm x H100cm x P3mm, 3 exemplaires


  • Iso 3952 : Human
    Vue de l'exposition "Drawing room 16", la Panacée, Montpellier (FR), 09/2016. Invitation : galerie Aperto


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Iso 3952 : Human


ISO 3952 : Human est une gravure sur aluminium qui reprend la codification d’une norme issue du dessin industriel (nb : la norme NF EN 23952 : ISO 3952) afin d’utiliser sa fonction dans un rapport strict de la représentation. Cette norme se compose de symboles qui représentent les mouvements physiques possibles entre deux éléments (de zéro à trois rotations et de zéro à trois translations). Il ne s’agit donc pas de donner à voir des constituants mais les relations entre plusieurs objets, et ce par le biais de leur représentation au sein d’un schéma cinématique. Dans ISO 3952 : Human, l’association de ces symboles définit les mouvements mécaniques du corps humain, dans un rapport au plan, vu de face. Les distances, ou autres longueurs des os, sont réduites au maximum afin que l’ensemble pictural soit majoritairement composé des liaisons mécaniques, sans aucun autre « parasite » visuel. Chacun peut, dès lors qu’il a saisi le contenu représenté, analyser la gravure en se prenant lui-même comme modèle puisqu’il se trouve face à sa propre mécanique physiologique.

La méthode de réalisation, quant à elle, vient aussi soutenir l’association art et science sous-jacente de l’œuvre. Le dessin est réalisé à partir de deux techniques, l’une est récente et industrielle, l’autre est empruntée à l’histoire de l’art. Dans un premier temps, le motif est gravé par une machine cnc (nb : commande numérique) sur une couche de peinture appliquée à la plaque d’aluminium. Dans un deuxième temps, la plaque est plongée dans un bain de mordant d’Édimbourg afin de réaliser la gravure, selon les méthodes classiques connues dans le domaine. Pour autant, il ne s’agit pas d’un support à l’estampe mais de l’objet final, à la manière des gravures lapidaires de l’antiquité. Le motif se trouve ainsi fermement ancré dans un matériau fait pour durer, telle la plaque de Pionner (plaque de l’« humanité » envoyée dans l’espace sur les sondes Pionner 10 et 11 en 1972 et 1973), déchiffrable uniquement par ceux qui détiennent ou décryptent les clés du langage utilisé.